Les Amis du Patrimoine de Cerisé

22 septembre 2002 Visite des halles de René de Mamers et Alençon

La halle de René (Sarthe)

En 1533, Jacques Amelin, grand aumônier de France, originaire du pays, obtient de Françoise d'Alençon, épouse de Charles de Vendôme, comte du Maine, le droit de halle, foire et marché qu'il fait construire sur un terrain dont il est propriétaire le long de la route Mamers/Beaumont.

La halle de René reprend le shéma le plus courant pour ces édifices: une grande bâtisse rectangulaire en bois ouverte sur les côtés. Particulièrement vulnérables aux intempéries, les halles sont l'objet de soins constants.Les poteaux reposant sur un dais de pierre, pour les préserver le plus possible de l'humidité, ont pour la plupart leur moitié inférieure refaite à l'époque moderne. La charpente est contemporaine dans sa presque intégralité.Les encoches et les rainures visibles sur les poteaux d'origine témoignent de la présence de cloisonnements intérieurs qui venaient former les différentes loges pour les marchands, de part et d'autre d'une allée centrale.

Vue d'ensemble de la halle de René

La halle aux grains de Mamers (Sarthe)

Fondée au Moyen Age, la halle aux grains de Mamers montre bien, avec son implantation, le rôle majeur de ce type d'édifice jusqu'à la période industrielle. Elle est construite en plein coeur du bourg fortifié. Les grains ne sont pas l'unique vocation de cette halle, jusqu'au 1er Empire, bouchers, drapiers, et merciers peuvent y faire commerce.

La halle aux grains est rebâtie en 1818 sur le même plan que l'édifice antérieur; c'est à dire une halle non close avec une charpente sur poteaux (nef centrale et galerie sur le pourtour).

Vue intérieure de la halle aux grains

 

La halle aux blés d'Alençon (Orne)

Alençon possède plusieurs halles et marchés depuis le Moyen Age.

Vers 1801, il est décidé de construire une halle aux blés sur l'emplacement du couvent des filles Notre-Dame, inoccupé depuis 1792. Le plan retenu est circulaire et comporte des arcades devant permettre une utilisation comme magasin à grains ou comme échoppes pour les marchandises herbières, fruitières et poissonnières. La cour intérieure est conçue pour recevoir six mille personnes. Les premières pierres sont posées en 1806. En 1836, un incendie ravage l'édifice ne laissant que les murs calcinés.

Participant à la même logique que la verrière de la Bourse de Paris, la coupole de la halle aux blés d'Alençon est véritablement l'image de la prospérité ornaise notamment dans le domaine agricole. Dessinée par l'architecte départemental Arnoult et conçue par l'ingénieur Croquefer, elle est inaugurée en 1865. La coupole ne repose pas sur la couronne de maçonnerie mais sur seize colonnes creuses de fonte, hautes de 9 m et ayant fonction de gouttière.

Le XXè siècle achève de réduire le prestige de la halle en la transformant en gymnase. Il faut attendre les années 1990-2000 pour que de véritables travaux de restauration confère à cet édifice la place qu'il mérite dans la ville et le département.

                                                                                                                                                

 

La halle aux grains d'Alençon avant et après restauration

 

 

                        



02/02/2009
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